quand se comparer nous empêche de vivre
épisode 15 : les réseaux sociaux, le FOMO, stop à la comparaison avec les autres !
C’est difficile d’avoir la vie qu’on veut, alors quand on ne sait pas quelle vie on veut, c’est encore pire. C’est devenu encore plus compliqué avec les réseaux sociaux.
Notre cerveau est gavé d’informations numériques, de toutes ces formes de vie transcrites sous format vidéo. C’est effarant de réaliser que je passe plus de temps à observer ces morceaux de vies que de vivre la mienne (le doomscrolling, une véritable plaie). Quand je regarde des vlogs, ce que je vois me donne envie de vivre cette même existence. J’ai beau avoir conscience de regarder vingt minutes d’un montage vidéo aux clips minutieusement sélectionnés, je veux pour moi-même ce que je vois sur l’écran. Mais cette envie m’appartient-elle réellement ?
Les vlogs sont en train de devenir une addiction, car ils me montrent la vie esthétique, cozy et créative dont je rêve, mais que je me contente de convoiter sans rien faire pour l’obtenir.
Avec du recul, je réalise que les réseaux sociaux ont tendance à éclipser nos envies profondes. On se contente alors de recopier ce qu’on voit — ça a l’air de fonctionner chez les autres, alors pourquoi pas chez nous ? Rien de tout ça n’est pourtant réel. On s’est tellement habitué à faire de notre existence une performance, un spectacle, qu’on ne sait plus vraiment vivre la vie comme elle vient.
Je pense que nous avons tous déjà ressenti le FOMO dans notre vie — the fear of missing out, la peur de rater quelque chose. Et pourtant, le FOMO n’a rien à voir avec nous-même, mais avec les autres. Nous avons peur de rater quelque chose parce que les autres, eux, vont l’accomplir.
Un exemple récent pour moi : voir l’annonce des autrices qui allaient participer à un festival de poésie (Fleurir en Poésie). Les organisatrices m’avaient proposé de participer, mais pour des raisons que j’ai déjà expliquées dans un épisode précédent, j’ai refusé. J’étais en paix avec mon choix — jusqu’au moment où j’ai commencé à voir celles qui avaient dit oui.
Tout porte donc à croire que le FOMO n’existerait pas si nous arrêtions de nous comparer aux autres et d’être aussi exigeants avec nous-mêmes. Selon des études, se comparer aux autres serait inscrit dans notre cerveau, car l’espèce humaine se construit autour de hiérarchies sociales et a besoin de reconnaissance — bref, on n’est pas sorti de l’auberge.
Le problème avec la comparaison, c’est la dévalorisation qui s’ensuit. “Wow, Machin apprend le coréen depuis six mois et il parle trop bien, tandis qu’après un an d’apprentissage, j’en suis encore au stade d’aligner six mots pour faire une phrase complète” (une histoire presque vraie).
Il serait donc préférable de reprogrammer notre cerveau, afin de comprendre que nous sommes tous différents, en raison des expériences que nous avons vécus, de notre parcours. Certains auront des difficultés dans un domaine où d’autres excelleront, et vice versa.
Cela dit, ça n’empêche en rien d’apprendre à nous écouter pour connaître nos véritables envies. Vivons notre vie sans regarder celle de l’autre, ou du moins, sans se dire
J’aimerais être celle qui puisse vous apporter toutes les réponses, mais je suis aussi paumée que vous — ou peut-être que vous avez des réponses à m’apporter, who knows?
Est-ce que vous aussi, vous avez l’impression de sans cesse vous comparer aux autres ? Le FOMO vous suit au quotidien ? Dites-moi tout !
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Très intéressant merci !
Mais tellement … et ce n’est jamais assez … je te rejoins à 100% sur les réseaux sociaux qui participent justement à ce sentiment de dévalorisation concernant ce que nous avons. Avant tout ça, on se comparait déjà, oui, à nos voisin.es, quelques ami.es, la famille … et basta ! On savait peut être que Micheline était partie aux Bahamas, mais ça s’arrêtait là, on ne suivait pas cette personne comme on se suit toutes et tous sur les réseaux sociaux … et ça joue énormément sur nos estimes, nos projets, … Bref, un long sujet, et comme tu dis : se comparer fait partie de nôtre condition humaine 😂 Alors ça va encore durer un moment je pense 🙈 Merci pour ces mots 🫶🏽