j'essaye de vaincre la monotonie
épisode 9 : comment trouver de nouvelles activités pour rompre la routine
Je suis coincée dans une routine. Peut-être que c’est aussi votre cas. Ou peut-être que vous avez trouvé la recette miracle pour rompre la monotonie.
L’alarme du téléphone qui retentit, prendre un café, regarder une série, faire une séance de sport, prendre le déjeuner, écrire, lire, prendre le goûter, se perdre sur Internet, préparer le dîner, manger, regarder un film, s’endormir. Et on refait la même chose le lendemain. Est-ce donc ça la vie, des journées qui se ressemblent tellement qu’on ne voit pas le temps défiler ?
Un extrait d’un texte que j’ai écrit, qui résume un peu trop bien ma situation.
Je pars déjà avec un désavantage : je suis sans emploi depuis un moment, et je suis aussi casanière. Je sors peu de chez moi, et j’ai tendance à faire les mêmes choses tous les jours. Il y a quelques semaines, j’ai ressenti un épuisement que je n’avais jamais connu. Une fatigue dès le réveil, une envie de ne rien faire — juste dormir. Et étrangement, quand je me forçais à sortir de chez moi, cette fatigue disparaissait. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que j’étais lentement en train de pourrir chez moi, en faisant la même chose chaque jour. Alors, un vendredi, malgré la fatigue, je suis sortie de chez moi. Le simple fait d’aller à Paris pour travailler dans un café m’a permis de me revigorer et de sortir de ma bulle solitaire.

L’écriture est ma seule véritable passion. C’est déjà bien, bon nombre de personnes n’ont pas de passions ni de hobbies particuliers (et d’ailleurs, il n’y a rien de mal à ça), mais j’aspire à plus. Je veux essayer et m’ouvrir à d’autres formes d’arts et de créativité. J’ai donc décidé de me remettre à l’aquarelle. J’avais commencé il y a quelques années, mais à part peindre des fleurs et des galaxies, j’avais vite abandonné et rangé ma palette et mes pinceaux dans un tiroir. J’ai le malheur d’être perfectionniste — parfois c’est bien, parfois ça peut être un frein. Ce qui veut dire que, même si je suis débutante, un résultat imparfait me décourage vite. Si je ne suis pas douée dès le début, je finis tout simplement par abandonner (voici des exemples à la pelle : le judo quand j’étais en primaire, la guitare quand j’étais au collège et le piano quand j’étais au lycée). À 30 ans, j’essaye désormais d’être plus douce et indulgente envers moi-même, et quand bien même le résultat n’est pas parfait, je dois continuer à pratiquer pour m’améliorer. Oui, je dois faire preuve de patience — et ce n’est pas toujours mon fort.
Ça fait aussi quelque temps que la technique du cyanotype m’attire, et j’ai profité des fêtes de Noël pour demander un kit à ma famille. J’ai hâte de pouvoir exprimer ma créativité à travers cette pratique, que j’aimerais par la suite associer à la poésie.
J’aimerais aussi aller davantage à Paris pour faire des expositions. Pour le moment, celles qui me font envie sont l’exposition Le Pouvoir de Parler, sur la littérature coréenne au Centre Culturel Coréen et l’exposition Flops ?! sur les échecs en innovation et en design au Musée des Arts et Métiers. Je veux me cultiver, sortir hors de ma zone habituelle de créativité.
Bref, j’essaye de faire des petits pas hors de mon cocon, c’est encore difficile au niveau professionnel donc je n’en parlerai pas pour le moment — laissez-moi dans le déni. Mon objectif, c’est d’avoir d’autres activités, et pourquoi pas, participer à des ateliers. Je ne sais pas si ça me permettra de totalement briser ma routine, mais peut-être d’y créer des failles pour que de jeunes pousses puissent s’y faufiler. Comme on dit, il y a un début à tout.
Je serais curieuse de savoir si vous aussi vous vous sentez coincés dans votre routine ou si vous avez trouvé des astuces pour pimenter un peu tout ça. Dites-moi tout !
Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas à le partager. Si vous appréciez la poésie, je vous invite à me suivre sur Instagram, et si vous souhaitez me soutenir et vous procurer mon recueil de poèmes dédicacé, rendez-vous sur ma boutique Ko-fi 🩵






Je suis vraiment dans une situation similaire, j'écris chez moi depuis quasiment un an, et la plupart du temps c'est confortable, mais parfois ça me démange un peu, et c'est si difficile de sortir...
J'ai décidé de m'inscrire à la bibliothèque (déjà pour diminuer mon budget livres, mais aussi parce que ça m'obligerait à sortir de chez moi pour avoir de la lecture, puis pour ne pas devoir payer des frais de retard), j'ai d'autres projets à l'extérieur mais j'y vais progressivement pour ne pas faire fuir mon intervertie intérieure (faudrait pas qu'elle retourne se planquer dans son bureau à la moindre surcharge de monde extérieur).
Oh punaise, je comprend totalement cette situation. J'ai eu la même pendant plusieurs mois, même en ayant un taff — que je n'aimais pas. Aujourd'hui, je n'ai plus ce taff des enfers et j'essaie d'apprivoiser mon temps et mes passions petit à petit. Parfois c'est compliqué, surtout quand le perfectionnisme et le découragement est là, mais c'est possible d'y arriver. Alors, je te souhaite de profiter de tes journées comme tu l'entends ✨